Ce vendredi 02 avril 2021, j’ai effectué une très belle randonnée dans le massif de la Chartreuse (Isère). J’ai fait, au départ du village du Sappey-en-Chartreuse, l’ascension du sommet du Bec de l’Écoutoux (alt 1406m). Une très belle balade, sous un grand soleil, la veille du troisième confinement lié à la pandémie de la COVID 19. J’ai passé un très bel après-midi en  Chartreuse, sur les traces de mon idole Pierre Beghin, immense Himalayiste des années 1980-1992, qui a vécu de nombreuses années au Sappey.

Sur les traces de Pierre Beghin au sommet du Bec de l’Ecoutoux (massif de la Chartreuse, département de l’Isère)

Date: vendredi 02 avril 2021.
Durée: 2h32 minutes de randonnée au total, dont 1h29 minutes de montée.
Météo: grand beau. Pas un nuage, ciel d’un bleu très pur.
Dénivelé: 460m+ de D+ et de D-. Désolé, j’ai pas le kilométrage. Je dirai 8 kilomètres…
L’équipe du jour: tout seul.
Massif: Chartreuse, département de l’Isère.
Itinéraire d’ascension: départ au Sappey en Chartreuse – La « Croix de St Bruno » alt 950m – Route de l’Achard – Lieu dit « Calvaire des Bauches » alt 1007m – Le « Marais des Sagnes » – Lieu dit « Bens » alt 1100m – Le « Col de Bens » alt 1110m – Sommet de l’Ecoutoux (alt 1406m) – Descente par le même itinéraire mais variante en passant par le hameau des « Sagnes » – Retour au point de départ.
Carte IGN: à l’échelle 1/25000, série bleue, référence 3334OT.
Accès départ: en voiture, rejoindre le village du Sappey-en-Chartreuse (code postal 38700). De nombreux parkings sont disponibles pour les voitures des randonneurs. Puis, sur les panneaux directionnels, prendre et suivre la direction du « Col de Bens » et de l’Écoutoux.

Sur les traces de l’un de mes idoles… 

Depuis que j’ai lu le livre de François Carrel « Pierre BEGHIN l’HOMME DE TETE », j’ai une admiration énorme pour l’alpiniste Français et Isérois Pierre Béghin, grand himalayiste des années 1980-1992. Manaslu, Kangchenjunga, K2, Makalu, Dhaulagiri, tant de sommets que Pierre a brillamment réussi… Beghin était un alpiniste exceptionnel et très talentueux, qui est malheureusement décédé en 1992 sur les pentes de la face Sud de l’Annapurna (dixième sommet le plus haut de la planète), lors d’une ascension en style alpin avec le légendaire Jean-Christophe Lafaille.

En lisant sa biographie publiée aux éditions Guérin, j’ai appris que Pierre vivait avec sa femme dans le petit village Isérois du Sappey-en-Chartreuse. Je m’étais toujours dit en lisant ce livre qu’il fallait un jour que je me rende au Sappey… Alors forcément, quand j’ai étudié le topo randonnée du sommet du Bec de l’Ecoutoux et que j’ai vu que le départ de la randonnée se situe au village du Sappey-en-Chartreuse, je me suis dit que l’occasion était trop belle !

Un matin du mois d’avril de l’année 2021, direction donc, la commune du Sappey-en-Chartreuse. En arrivant sur place, je suis tout de suite conquis par la beauté des lieux: le calme, la tranquillité, la nature, la proximité avec les montagnes… Je comprend ainsi logiquement que Pierre adorait ce village.

À l’entrée du village, au lieu-dit de la « Croix de St Bruno » alt 950m, je gare ma voiture, je me change et j’appaire ma montre GPS aux satellites. Je prends rapidement la route goudronnée de l’Achard. Je dépasse le lieu-dit « Calvaire des Bauches » alt 1007m avant de rentrer en marchant sur le « Marais des Sagnes », presque complètement asséché aujourd’hui. Sur quelques zones marécageuses, des petites palettes en bois permettent de ne pas se tremper les chaussures, ce qui je le trouve, est très pratique. En temps de pluie, ce doit être impressionnant ! Il doit y avoir de l’eau de partout !

Sous un bon et fort soleil, j’avance à bon rythme. Je rejoins rapidement le hameau de « Bens », à altitude 1100m. Je sors du petit village, passe au « Col de Bens » avant de rentrer dans la grande forêt du sommet du Bec de l’Écoutoux. Je marche sur une large piste forestière, au milieu d’immenses et de grands arbres. L’ambiance est vraiment géniale et perdu dans mes pensées et dans ma musique, je ne me vois même pas arriver sur la crête sommitale, puis, au sommet de l’Écoutoux. Il faut dire que le chemin est très évident et très bien fléché du Col de Bens jusqu’au sommet. Je « me réveille donc de mes idées » au sommet, avec face à moi la ville de Grenoble, tout en bas.

Matériellement, le sommet du Bec de l’Écoutoux est symbolisé par une petite borne en pierre et par un panneau sommital en bois. Les coordonnées GPS du sommet sont 45.25291N 5.75780E ! La vue depuis le sommet est très belle, que ce soit sur la ville de Grenoble, sur le Fort du Saint-Eynard, sur la chaine de montagnes de Belledonne (que l’on voit en entier!) et sur le sommet de Chamechaude (alt 2082m), point culminant du massif de la Chartreuse. Chamechaude, à n’en pas douter, est l’un de mes futurs objectifs pour cet été 2021 !

Note 1 : que ce soit chez l’IGN (l’Institut national de l’information géographique et forestière, soit la référence ultime au niveau des cartes de randonnée) et sur les panneaux informatifs du coin, le sommet s’appelle l’Écoutoux. Mais sur internet (et il peut y avoir des erreurs), j’ai lu de très nombreuses fois « le Bec de l’Écoutoux ». Si quelqu’un a une information sur ce « Bec » qui est venu s’installer devant le nom du sommet, je suis preneur. Quel est le nom exact ? 

Mon chrono de montée est de 1h29 minutes. Je suis assez en forme et je suis content. Les jambes tournent bien… Je passe un petit moment au sommet à admirer cette vue de dingue et à profiter des montagnes (demain, nous serons à nouveau en confinement) et je me balance tranquillement, dans la descente…

Je reviens au Sappey par l’itinéraire de montée en sens inverse, avec une « petite variante » en passant par le hameau des Sagnes. C’est à ce moment-là que je fais la connaissance du « parcours d’orientation du Sappey », en tombant sur la borne numéro 35. Je trouve que ce parcours est une très belle idée, dommage que je ne l’ai pas découvert plus tôt ! Les bornes sont rigolotes et très intuitives. Par exemple, sur la borne 35, il y a une question: « comment s’appelle la graine du Hêtre ? Le fruit de l’Eglantier? » Et derrière la borne, il y a les réponses !

En partant du Sappey, j’ai une dernière pensée pour Pierre Beghin tout en me disant que je reviendrai très bientôt ici: que ce soit pour l’ascension de Chamechaude et/ou pour la découverte du Fort de Saint-Eynard. À + les ami(e)s.