L’histoire d’amour entre le massif des Bauges et ma passion pour la randonnée continue… Dans mon « rayon des 10 kilomètres lié au confinement de la COVID-19 », j’ai fait ce vendredi 23 avril 2021 une superbe sortie montagne ! Au départ du Col des Prés (massif montagneux des Bauges, département de la Savoie), j’ai fait l’ascension du sommet du Grand Roc et du sommet du Mont de la Buffaz (alt 1657m) ! J’ai passé un super moment sur cette belle et fine crête située en plein cœur des Bauges, lieu très connu des parapentistes. Photos et infos à retrouver ci-dessous…

La randonnée du « Grand Roc » et du « Mont de la Buffaz » depuis le Col des Prés (massif des Bauges)

Date: vendredi après-midi, le 23 avril 2021.
Durée: 1h29 minutes de montée pour le tronçon « Le Fournet – sommet du Mont de la Buffaz », et 59 minutes de descente. Donc 2h28 min au total.
Météo: grand beau, très peu de nuages. Assez chaud pour une fin d’un mois d’avril.
Dénivelé: 711 mètres de D+ et de D- ! Distance Aller/Retour de 8 kilomètres.
L’équipe du jour: tout seul. Mais j’ai vu beaucoup de parapentistes sur la crête sommitale du Mont de la Buffaz.
Massif: Bauges, département de la Savoie.
Itinéraire d’ascension: départ au Fournet (alt 1043m) – Lieu dit « Côtes Gueulets » alt 1070m – Suivre la direction du Col de la Buffaz et de la Pointe de la Galoppaz – Passage vers les Chalets de l’Allier – Vers ALT 1467m, sur une sorte de plateau non nommé, prendre la direction du Nord – Crête sommitale – Sommet du Grand Roc (alt 1623m) – Sommet du Mont de la Buffaz (alt 1657m) – Retour au point de départ par le chemin de montée en sens inverse.
Carte IGN: référence 3432OT, échelle au TOP 25, donc série bleue.
Accès départ: pour effectuer cette randonnée par le même itinéraire que le mien, deux solutions s’offrent à vous. Soit vous pouvez partir du Col des Prés (alt 1135m), mais vous allez vous prendre presque 2 bons kilomètres de longueur sur goudron. Soit vous pouvez descendre en direction du Sud et garez votre voiture vers le Chalet du Fournet (alt 1045m) et ainsi éviter cette longue portion de bitume (c’est ce que j’ai fait). Par contre les places sont plus ou moins limitées car il faut se garer en bordure de route.

Ces derniers jours, comme je le fais très régulièrement toute l’année, j’ai navigué sur des sites internet de topo randonnée type Camtocamp, altituderando, Skitour… à la recherche bien évidemment, de futures randonnées! J’ai pu ainsi voir que la règle des 10 kilomètres liée au confinement de la COVID-19 n’était pas du tout, mais alors pas du tout respectée par certains de mes confrères randonneurs ! Queyras, Ecrins, Mercantour… j’ai l’impression que tout le monde se balade un peu partout. Alors forcément quand j’ai lu tous ces topos et que moi j’hésitais à passer en voiture le Col du Frêne pour aller me balader dans les Bauges, j’ai ri jaune ! La randonnée que je veux faire m’oblige à quitter mon rayon des 10 kilomètres sur quelques mètres seulement et je serai de toute façon dans ma voiture, et seul. Pour les sommets que je veux grimper, pas de souci, je serai à vol d’oiseau à moins de 7 kilomètres de Grésy.

Voilà quoi, dans le fond peu importe, tant que les mesures de distanciation sociales sont respectées, c’est le plus important. Mais j’ai l’impression que certains abusent beaucoup beaucoup…

En arrivant au petit chalet du Fournet, après avoir passé le Col des Prés, ce que je vois confirme ce que je dis plus haut. Le bord de route est plein à craquer de voitures et beaucoup d’entre elles sont immatriculées en 74, 38, 01… Pas que du 73 ! Enfin bref, je comprend tout à fait que les gens aient besoin de nature et de grands espaces en ces temps difficiles, comme pour moi d’ailleurs ! La montagne me manque tellement !

Au panneau du Fournet, malgré 2 faux départs logistiques (des oublis à ma voiture), la randonnée commence enfin. Du bas de la vallée je vois qu’il y a beaucoup de neige sur la Pointe de la Galoppaz mais peu importe, moi je vais sur la crête voisine, qui culmine à la même altitude mais qui à l’air d’être sans neige. Et heureusement car je n’ai pas mes crampons CAMP.

Rapidement et apparemment assez en forme physiquement, je passe le lieu-dit « Côtes Gueulets » alt 1070m. Un peu plus loin devant un grand panneau en bois, je bifurque pour suivre la direction du Col de la Buffaz et de la Pointe de la Galoppaz. Je passe vers les Chalets de l’Allier et débute enfin la vrai et raide montée. Le sentier se raidit fortement, mon rythme kilométrique/heure s’effondre !

La musique dans les oreilles en tant que motivation, je prends rapidement du D + ! Je croise quelques randonneurs qui eux, descendent de la montagne, alors que moi, je monte. Plusieurs fois alors que je pousse sur mes bâtons, je me dis que j’ai de la chance de monter sous les arbres à l’ombre, car je sens de temps les rayons du soleil me taper dans le dos et j’ai l’impression qu’il faut chaud, très chaud. Au milieu de la montée environ, je fais une petite pause hydratation, assis sur un beau petit tronc d’arbre en forme de siège. Reposé, je reprend mon chemin.

Au détour d’un dernier lacet, j’arrive sur une sorte de petit plateau montant. C’est ici, je le suppose, que la jonction se fait entre le sentier du Mont de la Buffaz et le sentier de la Galoppaz. Attention tout de même, le sentier partant en direction du Grand Roc / du Mont de la Buffaz n’est pas évident à trouver. Le chemin file entre les arbres et les rochers et n’est pas bien marqué. Pour ceux qui seraient équipés d’un GPS et/ou d’un outil de navigation, voici les coordonnées GNSS de l’entrée du sentier menant au sommet du Grand Roc puis au sommet du Mont de la Buffaz : altitude 1467m, 45.58220N° 6.07455E°

Après un bon petit coup de cul une fois ce « plateau passé », et une bonne grimpette dans une sorte de grand pierrier, j’arrive devant le grand Cairn sommital du Grand Roc. Cool, et un sommet de + ! La vue est vraiment belle, je suis très content d’être ici. Comme d’habitude, je me fais un petit relevé GPS ; le sommet du Grand Roc culmine à 1623 mètres d’altitude aux coordonnées GNSS 45.58704N 6.07577E

L’ambiance est vraiment géniale, la crête sommitale menant au Mont de la Buffaz est fine et un peu aérienne, quel régal. Attention à ne pas venir ici en temps de pluie et lorsque le terrain est mouillé, car mieux vaut ne pas glisser ici. Et lorsque la crête est en neige, je n’en parle même pas.

Un peu plus loin, dans un décors toujours aussi somptueux, après avoir contourné des grosses pierres et des arbres, j’arrive au sommet du Mont de la Buffaz. Ce dernier culmine à 1657 mètres d’altitude, aux coordonnées GNSS 45.59226N° 6.07795E°

Voulant en voir plus, je continue mon chemin jusqu’au bout de la crête de la Buffaz. Je suis rejoins au-dessus de moi dans le ciel par beaucoup de parapentistes, apparemment très heureux d’être ici ! Les thermiques doivent êtres géniaux, j’entends des « Youhouuu » et des « Yihaaaa » 😉 Tout le monde se régale aujourd’hui et c’est le top !

Un moment plus tard, après avoir admiré un panorama sommital somptueux à 360°, je me « balance dans la descente ». Franchement, au bout de 25 minutes environ de descente, je suis très satisfait car j’ai bien progressé sur ce type d’exercice. Musculairement, j’encaisse très bien les chocs (ce qui est étonnant car en ce moment je suis gras comme un cochon) et mes chevilles vont vraiment mieux car je ne me les tords plus. Et au niveau de mon dos, tout est ok ! Tout ceci, est une très très bonne nouvelle pour les futurs grandes randonnées de ce printemps et de cet été. Vivement la suite…