Quel chef d’œuvre! Ce dimanche 16 janvier 2017 à 18h30, je suis allez voir au cinéma du dôme d’Albertville le nouveau film de Jean-Michel Bertrand « La vallée des Loups », sorti le 4 janvier 2017. Et je me suis régalé. Ce film construit sous la forme d’un documentaire est tout simplement incroyable et magnifique. Pour le passionné de montagne et d’aventure que je suis, la « Vallée des Loups » est un pur chef d’œuvre. Le loup est depuis toujours pour moi mon animal préféré.

Les images sont à couper le souffle, les vidéos sont magiques et l’histoire et parfaitement construite. Les musiques se couplent idéalement aux images, et les différentes rencontres avec les animaux des forets et des montagnes sont plus belles les unes que les autres.

Synopsis: (source: allocine.com): Il existe encore aujourd’hui en France des territoires secrets. Ce film est une quête personnelle, l’histoire d’un pari fou tenté par un passionné rêveur, un anti héros capable de briser toutes les barrières pour parvenir à son but : rencontrer des loups sauvages dans leur milieu naturel. Après trois années passées sur le terrain à bivouaquer en pleine nature par n’importe quel temps, le réalisateur parvient à remonter la piste des loups. Petit à petit, il observe, se rapproche et finit par se faire accepter par la meute. Contre toute attente les prédateurs magnifiques offrent alors un peu de leur intimité à ce drôle de personnage. Mais le film pose aussi la question des limites de cette intimité.

Vous l’aurez donc compris, le film trace l’histoire magnifique d’un homme passionné de montagne et amoureux des Animaux, Jean-Michel Bertrand. Cet aventurier fait le pari fou de partir à la recherche des loups sauvages dans leur milieu naturel (les Alpes, massif des Ecrins) quel que soit les conditions climatiques et météorologiques. De semaines en semaines et de mois en mois, l’homme se rapproche des loups sauvages et use des techniques les plus malines et les plus discrètes pour atteindre son Graal. Sa volonté est féroce, et ses efforts sont énormes. L’héro du film enchaine les randonnées, les bivouacs d’été comme d’hiver et les périodes de recherche, plus motivé que jamais.

Mais les loups sont discrets et fantomatiques. Rusés et rapides comme le vent, intelligents et malins comme les légendes les décrivent. Jean-Michel Bertrand rencontrera dans un premier temps d’autres animaux de la foret,  tels des renards, Cerfs, Biches et Hiboux, tout en ne renonçant jamais à son rêve. Les indices deviennent des certitudes, l’homme se rapprochant doucement, discrètement mais surement de son objectif final.

Il y parviendra, dans une ambiance indescriptible et fabuleuse. J’en avais même les larmes aux yeux. Je ne vous en dis pas plus pour ne pas vous « spoiler » l’histoire, mais je vous recommande ce film que j’ai adoré.

Jean-Michel Betrand, qui est-il : (merci au site vertiguedunerencontre.com pour le texte).

Le réalisateur français Jean-Michel Bertrand voit le jour en 1959, à Saint-Bonnet, capitale coquette du Champsaur où sa famille demeure depuis des générations. Dans ce territoire des Hautes-Alpes, le bocage luxuriant côtoie la rudesse des hautes montagnes.

L’école l’intéresse peu. Il court la montagne, préfèrant la compagnie des animaux et la solitude des cimes. A 16 ans, Jean-Michel se lance dans la vie active, tour à tour moniteur de ski ou « planteur d’arbres » au sein de l’Office National des Forêts. Écologiste bien avant l’heure, son amour de la nature va l’emmener aux quatre coins du monde. Passionné d’images, il tourne un premier long-métrage en Islande. Le film recevra le premier prix du festival des films de Grands Voyageurs de Super Dévoluy.

Immergeant sa caméra dans des univers décalés, le solitaire à l’œil affûté n’arrêtera plus de tourner. A Belfast et Dublin, il témoigne de la misère des enfants des rues, qui survivent en élevant des chevaux. Délaissant cette urbanisation délirante, Jean-Michel s’échappe avec les nomades mongols. Pendant une année, il suit leurs errances millénaires….

Un autre chef d’œuvre, le film « Vertige d’une rencontre »…

 De retour en France, le cinéaste se lance dans un tournage plus personnel : il part à la recherche de « son » aigle, -oiseau mythique qui orchestre ses rêves depuis l’enfance. Une quête filmée, dans son jardin, au cœur des montagnes champsaurines… Le cinéaste arpente des étendues oubliées, se fond dans le décor, scrute le ciel avec obstination… jusqu’à l’inoubliable rencontre.

La fin du documentaire « La Vallée des Loups » est splendide; le texte final en dit énormément:

Pour les Loups, la vallée doit rester secrète.

L’idée même de « chasser et de tuer des loups » m’est douloureuse et complètement incompréhensible.  Le loup est un animal craintif, discret et sauvage, qui pour se nourrir, doit comme l’homme sur terre, faire fonctionner la chaine alimentaire. Les tueurs et chasseurs de loups sont des lâches. Ils sont pour moi des assassins, car abattre le loup par coup de fusil est ce que j’appelle un meurtre. Par tous les moyens, je promets de défendre le loup et de contrer tous ceux qui voudraient leur nuire. Je n’en mâche pas mes mots. Ce combat est vital et je le mènerai jusqu’à la victoire.

 A très vite.