Ce mardi 14 novembre 2018, j’ai réalisé un projet « Trail-Running » qui me tenait à cœur depuis longtemps! Je suis parti d’Albertville vers 9h30 du matin pour aller jusqu’à la gare de Chambéry, en courant et en marchant… Une superbe traversée, faite par l’itinéraire de la « route des vignes ». Je me suis régalé, mais j’ai souffert musculairement. Récit…

Trail-Running: la traversée « Albertville-Chambéry » par la route des vignes

Une traversée qui me titillait depuis longtemps… Rejoindre la gare de Chambéry depuis Albertville, le tout en courant et en marchant. Un super projet  de 50 kilomètres de longueur et d’au moins 6 heures de course à pied, que je n’ai malheureusement pas pu réussir ces mois derniers, à cause de ma maladie et d’un état de fatigue général. Mais après un été sérieux, une reprise de l’entrainement progressive et beaucoup de volonté, la forme revient! Je multiplie les footings, les sorties rando-run et les sorties vélo… Bien que début novembre, satisfait de ma condition physique, je décide de me lancer dans cette traversée, dans le milieu du mois…

Un matin de novembre, le mercredi 14 plus précisément, je me lance dans cette belle aventure! Le départ est donné vers 9h30 du magasin « Au Vieux Campeur » d’Albertville où je travaille. Mon objectif est d’arriver à la gare de Chambéry avant 16h31, heure à laquelle le TER de la SNCF rentrera à Albertville. Je vais effectuer cette traversée par la route des Vignes (Grésy sur Isère – Saint Pierre d’Albigny – Cruet)… La route des vignes est somptueuse, et je la connais très bien pour l’avoir empruntée de nombreuses fois en vélo de route.

La météo est parfaite! Il ne fait pas chaud, et le ciel est d’un grand bleu. Les 10 premiers kilomètres ne sont pas simples (problèmes gastriques), les 10 suivants seront compliqués (problèmes de chaussettes et de chaussures). J’ai fait l’erreur de prendre des chaussettes trop chaudes, et je sens que si je ne trouve pas une solution, je vais attraper des grosses ampoules. À St-Pierre d’Albigny, je suis obligé de m’arrêter dans une pharmacie pour acheter des Compeed! Une perte de temps, entraîne une autre perte de temps, et ainsi de suite…

La conséquence est directe: je suis en retard sur mes prévisions. En quittant St-Pierre d’Albigny, je suis à 22 kilomètres de course, et 2h35 d’efforts. Je ne vais pas assez vite, mais je suis content car je n’ai pas encore mal aux jambes! Je vais donc pouvoir accélérer le rythme. Le paysage, lui, est splendide. Je passe devant de nombreuses vignes somptueuses, et devant de nombreux domaines, le tout dans des couleurs d’automne incroyables. Je me fais la promesse de revenir en voiture d’ici la fin d’année, pour acheter quelques bonnes bouteilles dans certains très bons domaines 😉

Au kilomètre 32 (commune d’Arbin), la sanction tombe enfin. Mes jambes commencent à souffrir, et à me faire terriblement mal. Je vais devoir serrer les dents… Je pense, avec du recul, que j’aurai du prendre avec moi des gels antioxydant pour les crampes. Cela fait maintenant plus de 30 kilomètres que je cours/marche sur du bitume… Les impacts sont énormes, les vibrations dans les muscles encore plus! Tant pis, j’installe mon MP3 dans les oreilles, et je continue mon chemin. Quelques petites montées me font mal encore plus mal aux jambes… pas longues, pas raides, mais très cassantes!

Au fil des kilomètres, je me rapproche de mon objectif. Je dépasse Montmélian (kilomètre 33, 4h04 d’efforts) puis Challes-les-Eaux, où je récupère la piste cyclable de Chambéry. Je vais pouvoir courir sans voitures… Avec de grosses douleurs, je traverse Barberaz avant de rentrer enfin dans Chambéry. Cela fait désormais plusieurs kilomètres que je marche plus que je ne cours. Je regarde une énième fois ma montre, je vais être limite, mais je vais pouvoir prendre mon train. Finalement, après 3 dernièrs kilomètres de l’enfer, et des douleurs MONSTRUEUSES dans les jambes, j’arrive à la gare de Chambéry! Heureux, en forme, peu fatigué, mais les jambes détruites… Les genoux coincent, les adducteurs me brûlent, mes ischio sont en feux.

Rapidement, je prends mon billet de TER et je saute dans le train à destination de Chambéry. Je suis exténué… Je regarde sur ma montre GPS SUUNTO 9 le bilan de la sortie, et les chiffres sont impressionnants: 6h37 de course et de marche, pour 51.131 kilomètres. Mon allure moyenne a été de 7min44 au kilomètre. J’ai fait 53138 foulées, ma fréquence cardiaque moyenne est de 156 battements par minute. J’ai brûlé 6461 calories, j’ai fait 492 mètres de dénivelé positif et 528 mètres de dénivelé négatif. Cette sortie devient la plus longue sortie en course à pied que j’ai faite de ma vie! Je suis content, très heureux, satisfait de ma forme… La dernière sortie, presque aussi longue, datait du mois de novembre 2015, où depuis la ville de Faverges en Haute-Savoie, j’avais fait le tour du lac d’Annecy en aller-retour (récit ici). Aujourd’hui, j’ai mis 37 minutes de plus qu’à Annecy, pour un kilométrage presque similaire. Mais aujourd’hui, j’ai fait plus de dénivelé, et j’ai été confronté à de nombreux contretemps…

Le seul regret concerne mes jambes, qui ont soufferts assez rapidement tout de même. Les douleurs sur la fin de course ont été gigantesques. Je vais souffrir lors les prochains jours… Ci-dessous, je vous propose de retrouver le tracé GPS de ma sortie, tracé fait grâce à ma montre SUUNTO 9 GPS en synchronisation à l’application Movescount.

Voici également, quelques temps de passage, pour vous donner une idée de mon allure et de mon itinéraire: Albertville (kilomètre 0, 0h00) – Frontenex (kilomètre 6, 0h46min) – Grésy sur Isère (kilomètre 13, 1h29min) – Saint Pierre d’Albigny (kilomètre 22, 2h35min) – Arbin (kilomètre 32, 3h50min) – Montmélian (kilomètre 33, 3h50min) – Barberaz (kilomètre 47, 6h11min) – Gare de Chambéry (kilomètre 51, 6h37min).

J’espère pouvoir refaire une sortie aussi longue très rapidement, dès que j’irai mieux. Les sorties longues me plaisent énormément, il faut aller au bout de soit même pour mieux se connaitre. Mes chaussures, les CLIFTON HOKA, ont été excellentes. J’ai passé une très bonne journée… Le retour en train a été tranquille et reposant, je me suis même endormi un long moment. Et à la gare d’Albertville, j’ai bien cru que je n’arrivais pas à me lever de mon siège. À très vite…