Dans le massif montagneux des Bauges, le défi des « 14 x 2000 mètres » est un challenge très connu et très apprécié des randonneurs Savoyards et Hauts-Savoyards. Ce défi fait furieusement penser au challenge des « 14 × 8000 mètres » de l’Himalaya tout en étant bien évidemment, beaucoup plus simple et beaucoup plus facile !

Il y a quelques années maintenant, je me suis lancé dans ce projet de gravir les 14 sommets de + de 2000 mètres d’altitude du massif des Bauges et même si je n’avance pas vite, la liste se remplit doucement ! Aujourd’hui en ce mercredi 28 juillet 2021, place au sommet du Mont Colombier (alt 2045 mètres), 11 ème sommet le plus élevé des Bauges !

Randonnée du Mont Colombier ou Colombier d’Aillon depuis le parking de Praz Gelaz (défi des 14 x 2000m des Bauges) 

Date: mercredi 28 juillet 2021.
Durée: 3 heures et 11 minutes d’efforts dont 2h04 minutes de montée (donc 1h07 minutes de descente).
Météo: temps moyen. Brouillard par intermittence. Chaud et soleil en fin de randonnée.
Dénivelé: 884 mètres de D+ et de D-. Circuit d’une longueur de 10 kilomètres 160 mètres.
L’équipe du jour: tout seul. J’ai croisé plus de moutons et de chèvres que de randonneurs.
Massif: massif des Bauges, département de la Savoie.
Itinéraire d’ascension: départ au parking de Praz Gelaz (alt 1206m) – Prendre la direction des Chalets de la Fullie – Passage au Col de la Fullie (alt 1338m) – Les « Chalets de la Fullie » – Passage à la Fontaine des Bœufs (que je n’ai pas vu) – Col de la Cochette (alt 1694m) – Chalet de Rossane (alt 1744m) – Pente finale du Mont Colombier – Sommet du Mont Colombier (alt 2045m) – Descente par le sentier SUD du Colombier – Retour au Col de la Cochette – Retour au point de départ.
Carte IGN: je vous conseille sans hésiter la carte référence 3432OT (Massif des Bauges) dans la série bleue à l’échelle 1 / 25000.
Accès départ: pour faire le même circuit que moi, direction la commune d’Aillon-le-Jeune (code postal 73340). Une fois à Aillon, continuez votre route en voiture jusqu’à la station puis dépassez les remontés mécaniques. Toujours en voiture, prendre la direction du Couvent de la Chartreuse d’Aillon et continuez votre route jusqu’au terminus de la route goudronnée, jusqu’au chalet/parking de Praz Gelaz. Pour information, le terminus de la route culmine à 1206 mètres d’altitude.

En direct du massif des Bauges :

La décision est prise ! Après des longues minutes à regarder la météo (à travers la fenêtre et sur internet), direction le massif des Bauges et la commune d’Aillon. Il est prêt de 10h30 lorsque je quitte ma maison mais de toute façon je n’ai pas eu le choix, il pleut fort depuis 3 heures ce matin. Mais les différents sites météo en sont certains : il va y avoir cet après-midi une accalmie, il faut donc en profiter. En voiture,  je passe la ville de Saint-Pierre-d’Albigny puis le col du Frêne, véritable porte d’entrée géographique à l’intérieur du massif des Bauges. Je traverse le village d’École avant de prendre la direction d’Aillon-le-Jeune et de terminer ma route au parking de Praz Gelaz, à 1200 mètres d’altitude. Je prépare rapidement mes affaires, je chausse mes nouvelles chaussures SALEWA et je déclenche le chrono GPS de ma montre : la randonnée débute !

Rapidement et grâce à mon application mobile de cartographie, je prends la direction du col de la Fullie et des Chalets de la Fullie par l’intermédiaire de la forêt d’Aillon. Je ne suis pas en forme du tout alors je monte à mon rythme sans me mettre dans le rouge. Surtout qu’avec quelques kilos en plus, je suis haut cardiaquement en ce moment. Le sentier est doux et tranquille et se transforme quelques fois en escalier, cela est très sympathique. Un peu moins d’une demi-heure environ après avoir quitté ma voiture, j’arrive au col de la Fullie puis aux Chalets de la Fullie. L’ambiance est géniale et le paysage est vraiment magnifique, je continue donc ma route heureux et dans la bonne humeur.

500 mètres environ après les Chalets de la Fullie, au point altimétrique 1396 mètres, le sentier s’élève fortement sur une longue portion pour venir se terminer au Col de la Cochette, à altitude 1694 mètres. Sur cette portion certains passages sont raides, mais tout se fait facilement. Le passage sous le Mont Colombier (au niveau de la fontaine des Bœufs) est somptueux ! La montagne comme j’aime, les Bauges comme je les aimes !

En arrivant au col de la Cochette, je suis heureux de découvrir le panneau directionnel menant aux Rochers de la Bade / de la Badaz. J’ai toujours voulu grimper ce sommet mais son accès y est difficile et compliqué. D’ailleurs, depuis le col de la Cochette, le rocher de la Badaz est indiqué avec la mention « itinéraire difficile ». Et effectivement en regardant la crête, je ne vois pas où le chemin peut passer. Mais apparemment cela se fait bien : j’ai lu des avis assez positifs sur des topos Internet. Pour une prochaine fois peut-être mais en tout cas une chose est sure, je rejoindrai les rochers de la Badaz par le col de la Cochette et non par la montagne de Montzon comme je voulais le faire à l’origine.

Après une bonne pause au col de la Cochette, je décide de reprendre mon avancée vers le sommet du Colombier. Depuis le code de la Cochette, deux solutions s’offrent à moi. Le chemin classique qui passe par le Chalet de Rossane et la variante qui escalade le Mont Colombier par son versant SUD. Je choisi le chemin classique même si je dois avouer que les panneaux de l’entrée de l’alpage ne me rassurent pas : il y a apparemment plus haut des chiens de troupeaux et au vu de mes dernières expériences avec les Patous, je ne suis pas rassuré. Mais en arrivant au Chalet de Rossane à altitude 1744 mètres, je rencontre une très gentille alpagiste qui me rassure grandement : les Patous risquent d’aboyer mais si je reste sur le sentier et que je ne me mets pas à crier, il n’y a aucun risque. Bon, l’année dernière je ne criais pas et je marchais sur sentier et cela n’a pas empêché un immense berger d’Anatolie de me sauter dessus pendant 5 minutes  un peu plus au NORD dans les Bauges, mais je décide de faire confiance ! De toute façon, il est hors de question que ne me rende pas au sommet du Mont Colombier.

Et comme prévu, comme m’avait dit un peu plus tôt l’alpagiste, dix minutes plus tard alors que je suis sur la pente finale du Colombier, j’aperçois un beau Patou blanc. Ce dernier me regarde passer comme si de rien n’était, alors je file et sans m’en rendre trop compte, me voilà devant la superbe croix sommitale en Bois du Mont Colombier. Autant dire que j’ai bien été boosté! Je suis content, la vue est superbe, bref le TOP ! Mon chrono de montée pour information : 2h04 minutes pour le tronçon « Praz Gelaz – Sommet du Mont Colombier » !

Pour la descente (car je ne peux malheureusement pas rester éternellement en montagne !), je décide de prendre la variante SUD et faire la « boucle intégrale du Colombier ». Comme prévu, le sentier jusqu’au Col de la Cochette est raide, casse pattes et pas roulant du tout mais par contre, je perds rapidement du dénivelé négatif. En arrivant au Col de la Cochette un instant plus tard, je sais que le plus dur de la descente a été fait. Le plus technique en tout cas c’est certain. Je n’ai plus qu’à allonger mes jambes et ma foulée, la voiture et le parking de départ ce sera pour très bientôt ! Dommage, j’aurai bien continué un peu ma randonnée dans les Bauges mais j’ai du ménage à faire à la maison (rires !).

Si mes calculs sont bons en partant d’Aillon-le-Jeune en voiture, je viens de réussir mon septième sommet des 14 sommets de plus de 2000 mètres du massif des Bauges. C’est cool, le Mont Colombier c’était super, mais j’aimerai beaucoup compléter ma liste un peu plus rapidement. Mais bon, c’est la vie. Entre mon boulot et ma maladie inflammatoire ce n’est pas si simple. Dans le fond peu importe, le plus important reste d’avancer à son allure ! À très vite !