Nouvelle sortie ski de randonnée dans le somptueux massif du Beaufortain, avec l’ascension de l’Antécime du sommet du Grand Châtelet. Nous sommes partis à ski du parking des Pars à 1410m d’altitude. Superbe randonnée, même si nous avons toutes et tous souffert de la chaleur! Le passage sur le dôme de Vaugelaz est somptueux… récit.

Grand Châtelet, 2461m, Beaufortain, Savoie

Date: 19 mars 2015.
Durée: 2h09 de montée et 41 minutes de descente.
Météo: grand beau temps, excellentes conditions mais enneigement très faible sur la partie basse.
Dénivelé: 1051m +, départ à 1410m d’altitude (foyer de ski de fond), sommet à 2461m d’altitude (antécime). Le vrai sommet est à 2529m d’altitude.
Massif: Beaufortain, départ au-dessus d’Aime (vallée de la Haute-Tarentaise).
Itinéraire d’ascension: parking des Pars (alt 1410m) – Bergerie de la Lessière (alt 1994m) – Dôme de Vaugelaz (alt 2225m) – Antécime du Grand Châtelet (alt 2461m).
Accès départ: depuis Moûtiers, prendre la direction d’Aime, puis du village de la Côte d’Aime. À la bergerie, tourner à gauche, et suivre la route goudronnée jusqu’au foyer de ski de fond, où il est possible de garer sa voiture sur le grand  parking “Des Pars” (situé au  terminus de la route de la Montagne depuis les Bergeries).

Récit: après une petite nuit de sommeil et une superbe soirée chez Salomon, où nous avons découvert  la nouvelle collection Salomon printemps/été 2015, je prends ce matin la direction d’Aigueblanche pour une nouvelle sortie de ski de rando. Nous prenons la direction de Moûtiers, d’Aime et de la Côte d’Aime pour nous rendre au pied du sommet du Grand Châtelet. Nous nous garons sur le parking situé au départ des pistes de ski de fond (1410m), parking appelé “parking Des Pars”.

Nous commençons notre itinéraire par une petite montée à travers champs (celui au-dessus du parking) puis nous traversons sur quelques centaines de mètres un sentier à travers la forêt. La neige a déjà énormément fondue, nous sommes donc obligés d’enlever les skis et de les remettre plusieurs fois sur le premier quart d’heure de marche.

À la sortie de la forêt, nous tournons à gauche et commençons l’ascension à travers champs. Notre objectif est de rejoindre le dôme de Vaugelaz (2222m d’altitude) puis de parcourir les crêtes et d’arriver au pied du sommet. Nous dépassons plusieurs petites maisons et bergeries (dont la Crête Méry – Arcénieux – La Lessière) et nous nous rapprochons du dôme. Le groupe explose à ce moment-là, je pars devant. Je traverse les creux et les vallons les uns après les autres. Le dôme de Vaugelaz, heureusement pour moi, est tout près! Je souffre de la chaleur, j’ai besoins d’un peu d’air frais et de vent! Un avion passe quelques mètres au-dessus de moi, c’est impressionnant. Le sommet du Dôme de Vaugelaz est en effet un altisurface où des avions peuvent atterrir et décoller en hiver!

J’arrive au col, me ravitaille et bifurque à gauche pour commencer le chemin sur les crêtes menant au pied du sommet. La pente est désormais exposée au soleil, la neige est molle et il fait très chaud. Le redoux est violent… Le chemin sur les crêtes est évident est très sympa à faire. Je déchausse et pose mon matériel pour les 30 derniers mètres de dénivelé et décide de gravir les derniers mètres le plus prudemment possible. J’arrive finalement au sommet de l’antécime après 2h10 d’efforts depuis le parking. Le véritable sommet (2529m d’altitude) est inatteignable et trop dangereux à essayer. Le Roignais (point culminant du massif du Beaufortain à 2995m) situé juste devant moi, est majestueux.

Nous commençons la descente après une bonne pause. Nous dépassons les petites maisons et chalets d’altitude. Je décide de porter mes skis sur le dos et de revenir à la voiture à pied. Je traverse à nouveau le champ de départ, parcours le petit sentier dans la forêt, bifurque à gauche et arrive au parking de départ.

La fin de descente n’a pas été simple, j’éteins mon chrono après l’avoir déclenché 41 minutes plus tôt au sommet. Le reste du groupe arrive quelques minutes plus tard, nous nous changeons, buvons une bière et redescendons dans la vallée. Pas de doute, le printemps est bien là, il fait très chaud. À très vite.